Les atteintes visuelles - Perte de vision périphérique

PERTE DE LA VISION PÉRIPHÉRIQUE


nez et bouche flous, cernés de noir.

(vision normale)


    Pour rester très schématique, on peut décrire la deuxième catégorie de malvoyance comme étant à l´opposé de la précédente. Dans ce cas, ce n´est plus la vision centrale et l´acuité visuelle qui sont atteintes, mais le champ périphérique. Les sujets n´ont plus de perception visuelle possible ou de qualité suffisante, autour du point de fixation. Au contraire leur champ visuel se rétrécit jusqu´à devenir tubulaire. Ils conservent une acuité visuelle correcte, la zone maculaire de la rétine n´étant pas atteinte, mais ils ne voient que ce qu´ils fixent et plus rien autour, ou presque, comme lorsque l´on regarde dans un tube ou un canon de fusil. Il leur est possible de regarder à côté du précédent point de fixation, s´ils déplacent leur regard, mais alors ils ne perçoivent plus ce qui était précédemment fixé.

    Le handicap conséquent de ce type d´atteinte périphérique, à la suite par exemple de certaines formes de RÉTINITE PIGMENTAIRE, est particulièrement invalidant mais aussi difficilement compréhensible d´emblée par l´entourage. Les sujets conservent des capacités de lecture, mais il leur faut, pour lire efficacement, que la taille des caractères soit suffisamment réduite pour ne pas dépasser la largeur de leur champ visuel. Ainsi, il leur est parfois plus aisé de lire des caractères de journaux que les manchettes de ces mêmes journaux, une notice qu´un placard publicitaire, un dictionnaire qu´un plan de ville. Pour eux, à l´opposé de l´idée communément admise, grossir un texte revient à accroître leurs difficultés.

détail d'un texte, flou bien que lisible, et cerné de noir
 
(vision normale)


    Par ailleurs les cellules de la rétine périphérique permettant la vision de nuit, ces patients ont besoin d´une quantité de lumière plus importante que la moyenne pour voir efficacement et, en deçà d´un seuil, manquent d´informations visuelles pertinentes. De plus, ils seront sensibles aux changements brusques de luminosité, car les cellules rétiniennes centrales mettent beaucoup de temps à s’adapter à une baisse de lumière. Dans l´obscurité et en vision nocturne le handicap peut être plus important, ou dans certains cas, total.

    Enfin ces sujets sont fortement gênés pour se déplacer. Leur champ visuel réduit à quelques degrés, leur permet de pointer précisément des éléments de l´espace environnant, mais de manière isolée, morcelée, comme un puzzle dont chaque pièce n´est perçue qu´isolément sans parvenir à une globalité et une continuité de l´image. Alors qu´à l´arrêt ils peuvent percevoir et lire des informations de petite taille, en dynamique (pour se déplacer ou suivre visuellement un ou plusieurs déplacements d´objets, de voitures, de passants...), l´étroitesse de leur champ de vision limite leur efficience et leur autonomie de déplacement.

vue tres réduite d'une rue, avec peu d'information quant à la circulation, car cerné de noir

(vision normale)

Date de création : 28/11/2008 @ 14:04
Dernière modification : 12/12/2008 @ 17:28
Catégorie : Les atteintes visuelles


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